Troupe de lions au repos dans la savane du parc national de l’Akagera, au Rwanda

Parc national de l’Akagera

La savane restaurée du Rwanda, et son unique parc Big Five

Le parc national de l’Akagera est le seul parc de savane du Rwanda et sa seule destination Big Five : 1 122 km² de prairies, de bois d’acacias et de marais à papyrus le long de la frontière tanzanienne, organisés autour d’une chaîne de lacs alimentée par la rivière Akagera. Son redressement — d’une disparition presque totale de la faune à la fin des années 1990 et 2000, sous l’effet des réinstallations d’après-génocide et du braconnage, à un parc Big Five prospère et professionnellement géré — compte parmi les vraies réussites récentes de la conservation.

Le lion avait localement disparu de l’Akagera en 2000 ; sept individus ont été réintroduits depuis l’Afrique du Sud en 2015, et la population dépasse aujourd’hui la quarantaine. Le rhinocéros noir, disparu lui aussi depuis la fin des années 1990, a été réintroduit par étapes à partir de 2017, et l’Akagera abrite désormais une population croissante et activement suivie — ce qui en fait l’un des rares parcs au monde à avoir réussi la réintroduction des deux espèces en une décennie.

Le cœur du parc est son système lacustre, en particulier le lac Ihema, deuxième lac du Rwanda : deux heures de safari en bateau y révèlent certaines des plus fortes densités d’hippopotames de la région, de grands crocodiles du Nil et une avifaune remarquable, avec une réelle chance d’apercevoir le rare bec-en-sabot dans les marais à papyrus alentour — un argument de poids pour les ornithologues.

Au-delà des Big Five et des lacs, l’Akagera abrite d’importantes populations de girafes, de zèbres, de topis et d’élands dans sa savane, ainsi que plus de 480 espèces d’oiseaux réparties entre prairie, bois et zones humides — un caractère écologique réellement différent des forêts d’altitude volcaniques qui définissent le reste du tourisme rwandais.

L’Akagera se trouve à deux ou trois heures à l’est de Kigali, à l’opposé du parc national des Volcans. Combiner les deux suppose donc soit une journée entière de route via Kigali, soit une liaison saisonnière en petit avion — cela vaut la peine pour voir les deux visages de la faune rwandaise, mais demande de vrais jours supplémentaires.

Points forts

  • Lions réintroduits en 2015 — localement disparus en 2000, ils sont aujourd’hui plus de quarante
  • Rhinocéros noirs réintroduits à partir de 2017 — une vraie reconquête, activement suivie
  • Safari en bateau sur le lac Ihema — parmi les plus fortes densités d’hippopotames de la région et de grands crocodiles du Nil
  • Une réelle chance d’observer le bec-en-sabot dans les marais à papyrus
  • Le seul parc Big Five et le seul écosystème de savane du Rwanda
  • Plus de 480 espèces d’oiseaux entre prairie, bois et zones humides

Où loger

Lodges de luxe au bord du lac

Un petit nombre d’établissements haut de gamme dominant le lac Ihema, qui offrent la meilleure combinaison entre accès aux safaris et proximité des départs en bateau.

Camps de toile en savane

Des camps de safari classiques répartis sur les circuits du parc, plus éloignés du lac mais bien placés pour la faune de savane.

Campements économiques et communautaires

Des options de camping simples près du quartier général du parc, pour les voyageurs en circuit overland qui privilégient l’accès au confort.

Questions fréquentes

L’Akagera abrite-t-il réellement les Big Five ?

+

Oui. Le lion (réintroduit en 2015) et le rhinocéros noir (à partir de 2017) ont rejoint les populations existantes d’éléphants, de léopards et de buffles, faisant de l’Akagera la seule destination Big Five complète du Rwanda.

Comment combiner l’Akagera avec le trek des gorilles ?

+

Les deux sites se trouvent aux extrémités opposées du pays : les combiner suppose généralement une journée entière de route via Kigali (environ 5 à 6 heures au total sur le séjour) ou une liaison saisonnière en petit avion. Nous l’intégrons à un circuit d’au moins 6 jours plutôt que de le précipiter.

L’Akagera vaut-il le détour si j’ai déjà fait un safari au Kenya ou en Tanzanie ?

+

Si vous avez déjà vu les Big Five ailleurs, l’intérêt de l’Akagera tient surtout à son histoire de reconquête et au safari en bateau sur le lac Ihema — deux arguments réellement forts. En revanche, la densité d’observations de prédateurs n’égalera pas celle du Serengeti ou du Masaï Mara.

Quand a-t-on le plus de chances de voir un bec-en-sabot ?

+

Lors d’un safari en bateau tôt le matin ou en fin d’après-midi sur le lac Ihema, dans les secteurs les plus calmes bordés de papyrus. Comme pour toute recherche d’une espèce précise, la patience et l’œil du guide comptent davantage que l’heure.

Itineraries Featuring Parc national de l’Akagera

Les expériences sur place

Other Places in Rwanda